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Christophe SEVESSAND

posté le lundi 10 décembre 2018 à 17:11

Ceci est un E

 Allongé sur le dos il se repose ...


Je suis même allé jusqu'à pousser la visse un peu plus loin !

 


 

 


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posté le vendredi 07 décembre 2018 à 09:33

Mal de tête ...

Je sais, mes derniers articles font mal à la tête ...
Mais se poser des questions ne côute rien et valent bien une petite tempête chimique autour de nos neurones !
Alors continuons ...

L'autre jour, je me posais la question : "quand a été crée l'impot sur le revenu ?"

C'est vrai, ça !
En voilà une bien bonne question ! Et en voici les éléments de réponse.


Cet impôt â été instauré le 15 juillet 1914 et payé pour la première fois en 1916 sur les revenus de 1915.

Depuis sa première présentation en 1848, l'impôt sur le revenu a hanté pendant plus de 60 ans les couloirs des assemblées de France.
Retoqué à chaque présentation, la mise en place de cet impôt personnel progressif est finalement votée à l'aube de la grande guerre.

Notez qu'à cette époque, on estime qu’1% des plus riches concentrent 55% de la valeur des patrimoines déclarés !

 

En 1917, le système est complété par les impôts cédulaires à taux proportionnel sur les catégories de revenus : revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux, revenus agricoles, revenus des professions non commerciales, traitements et salaires, pensions et rentes viagères, revenus des valeurs mobilières, revenus des créances.

 

La taxation des carburants remonte aux années 1930, où avec la crise, l'apparition des véhicules a constitué une aubaine pour aller chercher de nouvelles recettes.

 

Après la seconde guerre mondiale, les "30 Glorieuses" n'ont fait qu'enfoncer le clou. Il fallait reconstruire et financer les nationalisations. Les recettes fiscales augmentaient en parallèle avec les forts taux de croissance économique de l'époque !
1948, création du quotien familial et de l'impôt sur les sociétés (basé sur le modèle américain).
La TVA arrive en 1954 (à ce jour plus du tiers des reçettes fiscales françaises), généralisée en 1969 aux secteurs des prestations de service, des agriculteurs et à l'ensemble des commerçants.
En 1959, les "4 vieilles de l'ancien" régime sont remplacées par quatre taxes aux traits similaires : la taxe d'habitation, la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties, la taxe professionnelle.
Les années 80 parachèvent l'oeuvre de l'administration fiscale : réation de l'impôt sur les grandes fortunes (devenu en 1988 l'impôt de solidarité sur la fortune) puis CSG et CRDS adopté en décembre 1990.

 

 

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27imp%C3%B4t_en_France

 

Mais dites moi, sommes-nous encore en guerre ?
Alors, pourquoi conservons-nous l'impôt sur le revenu ?
Jean JAURES le voulait "progressif, personnel et universel".
Fonctionnant par paliers, avec de multiples dégrèvements et niches, payé par moins de 1 français sur 2, notre IR est complètement à côté de ses pompes ! (segment vert kaki sur la droite du diagramme ci-dessus)

 

Dans ce paysage, fort à penser que sans les 2 guerres mondiales (et les peurs qu'elle ont fait entrer dans nos têtes), nous vivrions dans un monde fiscal totalement différent.
L'impact de ces guerres et leurs incidences sur le besoin de sécurité (militaire, police, sociale, ...), de protection (maladie, retraite, santé, assurance, ...), de déploiement de l'état providence (interventionnisme, subventions, nationalisations, redistributions, allocations, ...) a nécessité des recettes fiscales à la croissance prétendue perpétuelle mais dont nous tapons le plafond (physique) actuellement !

Prélever plus lorsque les parts du gâteau croissent, cela n'est pas très douloureux.
En revanche, continuer sur ce rythme de prélèvement lorsque les parts du gâteau restent les mêmes (voire s'amenuisent), cela mène inexorablement à la révolte ! Regardez qui bloque les routes !

 

Pour être payé, l'impôt doit être compris et accepté.
Pour être compris, l'impôt doit pouvoir être expliqué avec des mots simples.
Pour pouvoir être expliqué avec des mots simple, l'impôt ne doit pas être une usine à gaz !

Je me mets à (re)rêver d'une "flat tax" pour mon IR. Par exemple, 10% d'impôt payé par tous, sans exception, sur tous les revenus du travail. Vous gagnez 100, pour versez 10. Simple, explicable, compréhensible et acceptable.

Et je me dis que finalement, augmenter la TVA n'est peut-être pas si saugrenu que cela. La TVA est payée par le consommateur final. Celui qui consomme beaucoup en paye beaucoup. Donc en ce sens, la TVA est très certainement l'impôt le plus écologique qui puisse être !

Retenez bien : acceptable et compréhensible.
Je ne pense plus que notre modèle fiscal hérité de la révolution industrielle et d'économies de guerre soit adapté au monde que nous souhaitons et surtout au monde vers lequel nous nous dirigeons (sauf à prétendre vouloir refaire la guerre ?).

Notre impôt est pensé pour un monde thermo-industriel en croissance.
Nous savons que ce monde va inexorablement s'estomper au fil des prochaines décennies.
Nous n'aurons donc pas le choix : notre "transition" doit aussi être une "transition fiscale" qui impliquera la révision totale de notre modèle d'imposition.

A qui veut bien l'entendre ...

 


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posté le lundi 03 décembre 2018 à 08:57

Pour un demi degré de plus

La marge est ténue.
Presque imperceptible.

D'un point de vue climatique (puisque l'on parle de climat), cela revient à "descendre" 50Km plus au sud.

En montagne, cela équivaut à "descendre" de 200m.
"Boarf", ce n'est pas grand chose. Pensez-vous que cela ne va pas changer votre vie ?

Sauf que notre activité est déjà la cause d'une hausse de 1°C.
Celle-là, elle est acquise et l'OMM( Organisation Météorologique Mondiale) dans son dernier compte rendu démontre que par rapport à la période 1890-1900, nous sommes désormais 1°C au dessus de cette valeur de référence.
Mieux, sur les 22 dernireès années, 20 ont été les plus chaudes jamais enregistrées.
Qui dit mieux ?
Les anées 2015, 2016, 2017 et 2018 figurent toutes dans le top 4. Aux 4 premières places. 

 

Pire !

Après avoir dépassé le seuil historique des 400 ppm (parties par millions) en 2015, le CO2 bat record de concentration dans l'air après record.
Sa concentration est maintenant au delà de 405,5ppm. Soit plus de 45% de la concentration de référence, 1750, avant l'ère industrielle.
Mais il n'y a pas que le CO2 qui grimpe en concentration atmosphérique. Tous les gaz sont dramatiquement concernés !

 

Aujourd'hui, il n'y a pas de mot suffisament fort pour prendre la suite du mot urgence.
Les scientifiques disent que la cible des 1,5°C est compromise.
Pourquoi ?
Pour tenir ce scénario de +1,5°C en 2100, il nous faudrait d'ici 2030 diviser nos émissions de CO2 de plus de moitié (55% exactement).
Cela revient tout simplement à diviser toutes ses consommations par deux. Toutes ! Oui, toutes.
Je vous laisse réfléchir ... diviser nos consommations par 2 en 10 ans.
Dans notre monde actuel, quel homme politique sera suffisamment courageux pour faire une telle annonce ? Il est encore loin, le "nouveau monde" ...

 

Nos dirigeants, en toute conscience et pleinement responsables, risquent donc fort de "laisser filer" et de s'en remettre à un objectif moins contraignant de 3°C, revenant à diviser de moitié nos émissions d'ici 2050 environ ...
Remarquez, cela fait déjà depuis la COP de Paris que l'on laisse filer.
Heuuu, non, depuis Johanesbourd en 1997, je veux dire ...
Quoi que non, peut-être même Rio en 1992.

Bref, le courage en politique, c'est deux gestes simples : botter en touche ou faire une passe à son camarade.

 

Donc, nous en prendrons pour 3°C (minimum), selon le GIEC, l'OMM, et tous les experts et observateurs.

Tout le monde descend donc 150Km plus au sud. Paris devient Bourges, Lyon devien Avignon.

Ceux de la montagne perdent 600m d'altitude d'un coup d'un seul. Concrètement, les sstations de ski bâties à 1800m se retrouveront à une altitude équivalente à 1000m (hors perturbations de la dynamique météorologique).

Mais n'allez pas penser que cela se fera en douceur.

Ce scénario serait trop beau sans quelques inconvénients majeurs.

 

Outre tout les phénomènes météo cataclysmiques que l'on nous avance (et qui se manifestent déjà), il y a une donnée majeure qui risque d'impacter nos vies : l'agriculture et notre capacité à faire pousser des plantes pour nous nourrir.
Il est admis qu'aucune agriculture ne peut s'adapter avec un scénario à 5°C supplémentaires.
A 3°C, il faut bien vous mettre dans la tête que toute la production de céréales mondiales sera affectée : riz en asie, blé en Europe et Amérique du Nord, soja, maïs, ...

Et quand, pour débuter, ce scénario catastrophe, quelques milliards de terriens commenceront à avoir faim. Pas certain que ceux-là restent bien calme très longtemps !

 

Si en plus d'avoir chaud, l'homme a faim (et ça sera une réalité). Là, ça va devenir vraiment compliqué !

 


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