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Christophe SEVESSAND

posté le samedi 06 octobre 2018 à 15:09

Occupons nous de nos problèmes avant que nos problèmes s'occupent de nous !

A force de trop tirer, on romp la corde.
Sauf que chez moi, c'est un disque de ma colonne qui rompu !
Voilà où j'en suis. : il n'y a plus qu'en position couchée que je ne souffre pas la douleur et que j'écris ces lignes à l'horizontal depuis mon canapé !

 

J'aurai du m'occuper de mes problèmes avant !

Tout au moins avant que mes problèmes s'occupent de moi ...
L'IRM a bien confirmé les sensations qui s'intensifiaient depuis ce début d'été : double hernie discale L5/S1 avec inflammation de la racine du nerf sciatique.
Maintenant, impossible de dire combien de temps cette petite sérénade douloureuse va durer.

 

Malheureusement, force est de consatater qu'il n'y a pas à chercher ailleurs qu'au travail les sources de cette pathologie.
Tout est clair et limpide : des journées trop nombreuses (supérieures à 270 jours /an) comme trop volumineuses (9h30 de moyenne sur 24 mois). Et je ne parle pas de l'intensité et de l'énergie mise au travail, certes plus subjective, mais qui pourra être appréciée et corroborée par les collaborateurs et observateurs !

 

Voilà où j'en suis : brisé en plein vol !
Alors, je réécris ce que j'ai déjà écris, dit et répété, sans révision drastique de nos ambitions et de notre modèle (donc, in fine, de mes charges de travail), je ne vois pas comment notre organisation est soutenable ?

Sans rupture massive avec nos habitudes (le "on a toujours fait comme ça") et nos représentations mentales (le "on ne peut pas faire autrement"), je ne vois pas où nous mène notre organisation et notre modèle ?
Ou plustot, si, je vois bien où nous mène notre modèle : imaginez que nous soyons en chute libre, sans parachute. Et bien voilà à peu près où nous sommes (en même, d'une manière générale où est le sport français) et surtout où nous allons !
La seule chose que nous ne connaissons pas : à combien de mètres du sol somme-nous et combien de temps avons nous avant l'impact ?
Mais impact il y aura bien ! Ne cherchez pas le parachute de secours, il n'est pas prévu dans ce genre de circonstances !

 

L'appareil sportif associatif français et son chargement de soute le sport de compétition est en perdition !
Le fondement même du sport de compétition : l'association est au bord de l'implosion !
La production de "champions" engendre des coûts déraisonnables et insoutenables à long terme !

Le sport-croissance n'est pas durable, et ce, à tous les niveaux de la société ! 

 

C'est donc toute la copie du sport qu'il nous faut revoir si nous voulons que le sport reste une composante acceptable de la société.
Et je ne parle pas encore de champions et de médailles Olympiques !

 

 

Moi, petit directeur de club de montagne, quand je dis cela, je passe pour un urluberlu (sauf que je vous ressortirai cette 'prophétie' sur ces pages dans quelques années !)
Dans l'état actuel, je donne moins de 5 ans aux sports d'hiver avant de se trouver face à une crise majeure qui va impacter les conditions financières du système, les conditions climatiques et de neige et par ricochet, les conditions d'entraînement et de pratique des disciplines.
En parllèle à cela, il se produit un décrochage catastrophique du lien social et solidaire entre adhérents, une perte de sens et d'attractivité de la valeur compétition et une perte du vivre ensemble par le collectif sport.
De nombreux indicateurs pointent déjà cet effondrement des valeurs associatives.

Il suffit d'observer (mais sans fermer les yeux !)

 

Comme on ne change pas un système avec ceux qui l'on engendré et qui à la fois le font fonctionner et en tirent bénéfices et ficelles, alors les  vers sont dans le fruit. Le fruit est pourri.

 

Il va falloir qu'à terme je trouve un autre os à ronger ... (A bon entendeur !)

D'ici là, je soigne mes os (et mon dos !) ...

 


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posté le jeudi 07 juin 2018 à 19:12

Ordre des priorités

Si l'on veut s'attaquer aux priorités, voici quel serait l'ordre des actions 

Seulement, quand on s'attaque d'abord à la rentabilité, on commence par ce qui est le plus supérieur à 1 dans le ratio gains / coûts.

Logique morbide. Hier on disait que les séniors seraient un business. Aujourd'hui, la mort est un énorme terrain pour les affaires. Vive la thanatocratie !
 

 


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posté le jeudi 17 mai 2018 à 13:15

La Clusaz, c'est fini ...

Le vendredi 06 octobre 2017 à 20:59, j'écrivais sur ces pages :  

"Pouah, quand je repense à ce frisson événementiel vécu làbas [NDLR, sur les Jeux Asiatiques au Turkmenistan] et qu'à mon retour au pays j'apprends ce que j'apprends à propos des grands événements de ski nordique en France ... Je vomis ! [Spoiler ... Attendez, la presse va bientôt en parler ...]"

 

Ca y est, nous pouvons vomir et pleurer dans notre coin, la flamme de la Coupe du Monde de ski de fond à la Clusaz s'est éteinte.
La presse en parle.C'est écrit là.

https://www.ledauphine.com/skichrono/2018/05/16/ski-de-fond-pas-de-coupe-du-monde-a-la-clusaz 

 

Ici, vous lirez : http://www.ski-nordique.net/cppage.6117666-72348.html

Avec cet extrait : "Malgré un chouette succès populaire et un bel engouement, il règnait aussi des soucis d'organisation obligeant certaines personnes à travailler, souvent seules, très très longtemps pour obtenir un résultat."

 

Bien oui, la terre tourne !!!

 

Quand je dis qu'un Club des Sports, avec ses maigres équipes (et son directeur avec des missions qui ne tournent pas uniquement autour de l'organisation de rendez-vous internationaux !), une totale incapacité à financer les besoins d'un tel événement sans des concours externes complexes, et un savoir faire spécifique qui nécissite un constant maintien à niveau, n'est plus taillé pour l'événementiel et fonctionne sur un modèle viellissant et en perte de compétitivité.

En tout cas, je ne pense pas à cet instant que Stéphane VITTOZ, à la tête du Club de la Clusaz vienne me contredire ...

 

Reste que en matière de présentation et de cérémonies, j'ai accompagné et conseillé pendant plus de 10 années cette organisation. Cela fut une de mes premières expérience internationale en ski de fond. Beaucoup de rencontres. Quelques nuits courtes. Un souci d'efficacité et de sérieux. Beaucoup de plaisir et de belles marques de reconnaissance de la part de l'organisateur.

 


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